La Chine élève des porcs "gros comme des ours polaires"

Alors que la moitié des réserves de porc chinoises ont été décimées par la peste porcine africaine, les éleveurs se sont récemment mis à élever des "super cochons" aux dimensions hors-norme.

Le régime chinois a répondu à la crise porcine qui touche le pays par une initiative des plus drastiques. Alors que la moitié du cheptel national a été décimé ces dernières semaines, les autorités ont poussé les éleveurs à changer radicalement leurs méthodes de production pour éviter une pénurie aux conséquences dramatiques.

Selon Bloomberg, qui révèle cette information, les producteurs se seraient ainsi lancés dans l'élevage de cochons aux dimensions hors-norme, et cite en exemple le cas d'un spécimen repéré dans une ferme de Nanning, capitale de la province du Guangxi (sud de la Chine), pesant pas moins de 500 kilos.

Un cochon "gros comme un ours polaire" qui pourrait rapidement devenir la norme en Chine, où il est désormais habituel de trouver des porcs atteignant 175 à 200 kilos, contre 125 pour un cochon normal, précise Futura Sciences.

Des "super cochons" qui rapportent gros

Et ces "super cochons" rapportent gros. Très gros. Surtout avec la crise provoquée par la peste porcine africaine qui a divisé le cheptel chinois par deux, et fait augmenter les prix de gros de plus de 70% cette année. "Au moment de l'abattage, certains porcs peuvent se vendre plus de 10.000 yuans (1275 euros) soit trois fois plus que le revenu mensuel moyen", précise Bloomberg.

"Le poids moyen des porcs à l'abattage dans certaines grandes exploitations a grimpé jusqu'à 140 kilos, contre environ 110 kilos normalement", a de son côté analysé Lin Guofa, analyste senior dans le cabinet de conseil Bric Agriculture Group. "Cela pourrait augmenter les profits de plus de 30%".

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Et le gouvernement chinois ne trouve rien à redire à ces expérimentations pour une bonne raison : le pays est le premier consommateur, mais aussi le premier producteur de porc au monde. Et du côté de Pékin, on craint une pénurie dès le premier semestre 2020 si la tendance n'est pas rapidement inversée...

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