Ce qu'il faut savoir de la COP25, qui s'ouvre à Madrid dans un climat tendu

Le top départ de la 25ème Conférence internationale sur le climat a été lancé aujourd’hui à Madrid. Cette COP25 durera douze jours. Douze jours où les pays les plus pollueurs devront se mettre d’accord. C’est l’avenir des accords de Paris, censés entrer en vigueur en novembre 2020 qui sont en jeu… et la bataille est loin d’être gagnée.

Inondations, ouragans, sécheresse, fonte des glaces, incendies… les catastrophes se multiplient, partout dans le monde. Aucun pays n’est épargné, riche ou pauvre. "Nous devons mettre fin à notre guerre," contre la nature, ou elle rendra "coup pour coup."

Les mots prononcés par le secrétaire général des Nations unies Antonio Gueterres à la veille de l’ouverture de la COP25 renvoient bien à cette réalité. "Le point de non-retour n’est plus loin à l’horizon, il est en vue et se rapproche de nous à toute vitesse," a-t-il également lancé avant de dénoncer les engagements "totalement insuffisants" de la communauté internationale pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Le slogan de la Conférence mondiale sur le Climat est d’ailleurs clair : #TimeForAction.

Des efforts insuffisants

Au pied levé, c’est Madrid qui a organisé cet évènement. Elle n’a eu que quatre petites semaines pour le préparer : d’abord prévu à Santiago, la COP25 a déménagé. Le Chili, secoué par des mouvements sociaux depuis plusieurs semaines, a préféré renoncer. Pour autant cet exploit n’est rien en comparaison avec celui qui attend les 196 pays réunis dans la capitale espagnole.

Comme l’indique Le Mondesur un ton très dur, "les Etats n’ont jamais été aussi du compte." Il ne reste qu’un an aux 196 pays signataires de l’accord de Paris pour respecter leurs engagements. Et au rythme où vont les choses, ils ne seront pas tenus, notamment celui de maintenir le réchauffement sous la barre des 2, voire des 1,5 degré. D’après les scientifiques, les efforts sont trop faibles : ils estiment que la température augmentera de 4 ou 5°C d'ici à la fin du siècle.

Qui sont les pays hostiles ?

Malgré l’urgence climatique, nombreux sont les pays hostiles à la réduction de leurs émissions de CO2. Il ne faut pas oublier que seuls 68 pays se sont engagés à revoir leurs engagements à la hausse pour 2020, explique CNews. Or, ces pays ne représentent que 8% des émissions mondiales. Où sont les grandes puissances, les gros pollueurs ? Vont-ils encore manquer à l’appel ?

Le Brésil et l’Australie ont boudé le dernier sommet de l’ONU sur le climat, le Japon, l'Inde et le Canada ne comptent rien faire de plus, les Etats-Unis de Donald Trump ont la ferme intention de quitter l’accord de Paris l’année prochaine. "C’est désormais à l’Europe, hôte des COP24, COP25 et COP26, d’envoyer un signal fort au reste du monde pour créer un effet d’entraînement," déclare au MondePierre Cannet, codirecteur des programmes au WWF France.

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Pourtant, Emmanuel Macron, déjà absent en Pologne lors de la COP24, ne sera pas présent à Madrid. La France sera représentée par le premier ministre Edouard Philippe, accompagné de la secrétaire d’Etat Brune Poirson.

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