Enfants de migrants aux USA : la bouleversante déclaration du père de la fillette en pleurs

Pour la première fois depuis que la photo de Yanela est devenue un symbole mondial, le père de la petite fille a accepté de s'exprimer pour le Washington Post. Il considère que sa fille est devenue "le visage du drame des migrants".

Denis Javier Varela Hernandez, le père de la petite fille en larmes photographiée par John Moore et qui a fait la Une du Time, lui a récemment adressé un message bouleversant. Alors que la photo a été utilisée dans le monde entier pour illustrer la séparation des enfants migrants de leurs parents, le père originaire du Honduras n'a toujours pas eu de nouvelles de sa fille, ni de sa femme.

"Imaginez ma douleur, ma tristesse, aucun père n’est prêt pour ça. Il faudrait que vous soyez dans ma peau pour comprendre ce que je ressens... C’est dur" a expliqué Denis Javier Varela Hernandez, qui affirme que sa fille est devenue "le visage du drame des migrants". "Ma fille a aidé à prendre conscience et a changé la loi" souligne-t-il, faisant référence au décret signé par Donald Trump pour annuler la séparation des familles.

Capitaine de bateau, Denis Javier Varela Hernandez est resté au Honduras et a accepté de témoigner pour le Washington Post. Il a expliqué que la mère de la petite Yanela a entamé sa fuite vers les Etats-Unis le 3 juin dernier, en payant 6000 dollars à un coyotte. N'étant pas d'accord avec cette décision, le père n'a pas pu leur dire au-revoir. Le couple a également trois autres enfants, respectivement âgés de 6, 11 et 15 ans.

À lire aussi
Voici le temps que vous perdez chaque jour à vous disputer avec votre famille, selon une étude

"Leur périple vers les Etats-Unis a dû être éprouvant. Le chemin et la situation sont difficiles. il y a beaucoup de crimes sur la route. Mais c’était la décision de ma femme. Elle est comme tous les Honduriens d’ici, elle cherche une opportunité, une nouvelle chance. Tout le monde ici trouve une raison pour risquer sa vie" confie Denis Javier Varela Hernandez.

Même s'il estime que de franchir la frontière avec un enfant est un acte "irresponsable", le père de Yanela n'a pas hésité à clamer son amour pour sa fille et son épouse.  "Je les aime où qu’elles soient. Je les ai toujours aimées" affirme-t-il. S'il n'a toujours pas eu de leurs nouvelles, il se dit rassuré à l'idée de savoir qu'elles sont hors de danger aux Etats-Unis.

Related:

 
Post a Reply

Poll of the Week