"40 individus radicalisés au sein de la police," le chiffre inquiétant de Christophe Castaner

Après l’attaque au couteau de la Préfecture de police de Paris qui a coûté la vie à quatre fonctionnaires, le ministre de l’Intérieur est en plein dans la tourmente. Sous le feu des critiques, il est entendu aujourd’hui par la commission des lois de l’Assemblée nationale.

Christophe Castaner, a reconnu "un dysfonctionnement d'État" et promis de "resserrer les mailles du filet" a lundi 7 octobre sur France Inter. Des mots lourds de sens dans la bouche d'un ministre. Aujourd'hui, il doit s'expliquer et répondre aux questions des députés.

"Je peux vous donner ce nombre de 40 individus radicalisés au sein de la police, suivis par une cellule spécifique au sein de la DGPN. Je peux vous dire que pour tous les cas où la radicalisation a été caractérisée de façon suffisante, ces agents ont été écartés, tous les moyens ont été utilisés," affirme Christophe Castaner, questionné par la commission des lois de l’Assemblée nationale.

"La moitié sont partis, il reste 19 ou 20 cas qui sont suivis attentivement, sur lesquels les signaux sont des signaux faibles qui ne caractérisent aucune anomalie pénale mais ils font l’objet d’une attention particulière," détaille ensuite le "premier flic de France."

Hier, le journal Le Parisien révélait que19 fonctionnaires du ministère de l'Intérieur, policiers et agents administratifs, étaient suivis pour radicalisation.

Les griefs qui leur sont reprochés sont variés : "consultations indues de fichiers de police, comportements sectaires, changement d'apparence, propos prosélytes ou relations intimes avec des islamistes…," expliquait le quotidien.

Christophe Castaner fragilisé

Pour autant, la radicalisation de l’auteur de l’attaque de la Préfecture de police de Paris n’avait pas été signalée. Il s’était rapproché des réseaux salafistes, sans que sa hiérarchie s’en soit inquiétée.

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C’est pour cette raison que Christophe Castaner est fragilisé : l’opposition demande sa démission, la droite et l’extrême droite veulent une commission d’enquête parlementaire.

Un reproche de plus, qui s’ajoute à la liste déjà longue : gestion de l’ "Affaire Benalla," maintien de l’ordre lors des manifestations des Gilets Jaunes, mort de Steve Maia Caniço après une intervention policière la nuit de la Fête de la musique…

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