Seulement 22% des françaises se trouvent jolies

Une étude de Naturavox et de l'Ifop montre l'impact négatif de la société sur l'estime de soi des françaises.

À l’heure des vacances, période de forte exposition des corps et des complexes liés au physique, le site Naturavox en partenariat avec l’Ifop a réalisé une enquête qui nous montre que les françaises sont les plus critiques à l’égard de leur physique. Ce manque d’estime de soi à un impact dans leurs relations de couple et sexuelles, les hommes ayant moins tendance à porter attention aux femmes se trouvant pas jolies.

Réalisée auprès d’un échantillon de 5 026 femmes représentatif de la population féminine âgée de 18 ans et plus, en Italie, Espagne, Allemagne, Royaume-Uni et France, cette enquête nous montre plusieurs chiffres intéressants, dont celui de 22% de françaises qui se trouvent jolies. Soit deux fois moins que les italiennes par exemple (39%). Ce chiffre paraît peu élevé, mais dans une société où l’image prime dans la publicité, dans la mode, au travail, dans la rue ou sur les réseaux sociaux, il devient facile de développer des complexes.  

Pourquoi les françaises se trouvent-elles moins jolies ?  

Selon le sondage, c'est en France que les femmes se trouvent le moins jolies parmi les pays interrogés. L'étude nous révèle que c'est en grande partie car les françaises ont le taux d'exigence le plus important. 60% des françaises interrogées se trouvent "dans la moyenne". Cela s'explique notamment par l'image que les françaises se font de la femme parfaite, qui se veut mince, répondant aux normes esthétiques "imposées" par la mode, les défilés, les magazines, ou encore les marques de luxe.   

L’estime de soi a également un rôle très important. C’est en France que les femmes trouvent le plus leur conjoint plus beau qu’elles (29 %). Ce chiffre s’explique par le fait que les Françaises sont celles qui ont la plus faible estime de soi. Moins elles s’estiment et plus elles estiment leur conjoint.  

Par ailleurs, le sondage Ifop nous révèle également que les femmes qui habitent dans les Hauts de France (22 %) sont celles qui sont les plus touchées par le surpoids ou l’obésité contre 12 % pour les femmes qui habitent dans le Sud. Il semblerait donc que dans les régions où il fait le plus chaud et donc où les femmes sont le plus souvent en tenues légères, celles-ci font plus attention à elles.  

L'obésité multipliée par 3 chez les françaises 

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Depuis 40 ans, l’obésité chez les françaises a été multiplié par 3 jusqu'à atteindre 15,3%. Le niveau de vie social n’est pas étranger à cela. Parmi les femmes obèses on trouve le plus souvent des femmes appartenant à des catégories sociales inférieures. On remarque également que plus les femmes ont un niveau de vie élevé et moins elles sont affectées par les problèmes de surpoids. Une femme avec un niveau de vie inférieur à la moyenne n’a pas les moyens financiers pour manger varié et sainement, n’a pas un budget à consacrer à une activité physique et n’a pas toujours les bonnes informations concernant l’alimentation. Cela se traduit par un taux d'obésité de 52% pour les catégories populaires, contre seulement 34% pour les catégories supérieures.  

Malgré cette progression du nombre de femmes obèses sur le long terme, les françaises occupent toujours le bas du classement de l'obésité féminine en Europe, loin derrière les britanniques (21%) ou les allemandes (20%). C'est également un petit moins que les espagnoles (17%) mais plus que les italiennes (13%).  

Finalement, cette étude montre surtout que les femmes, et en particulier les françaises subissent encore et toujours une pression sociétale. Les diktats et stéréotypes de la beauté et de la mode ont un impact visible sur l'estime de soi et sur le taux d'exigence et d'acceptation de soi. En France, cette exigence est maximale et la faible estime de soi que ressentent les femmes a un impact conséquent dans leur vie, que ce soit sur leur vie de couple ou leur sexualité. En revanche, les françaises ont un taux d'obésité faible comparé à ses voisins, ce qui reste le point le plus positif de cette étude. 

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