Fin de vie : comment éviter le drame de l'affaire Vincent Lambert ?

Cette semaine, l'affaire Vincent Lambert est au coeur de l'actualité en raison d'un retournement de situation de dernière minute. Alors que l'arrêt des soins du patient, tétraplégique en état végétatif depuis dix ans, avait débuté, la Cour d'appel de Paris a ordonné le soir du 20 mai la reprise de ces derniers. Une nouvelle qui a bouleversé une partie de la famille Lambert, et provoqué une explosion de joie du côté de l'avocat des parents de Vincent Lambert. Une scène qui a depuis provoqué l'indignation générale. 

Si le cas Vincent Lambert est complexe, certains documents peuvent faciliter les démarches, en cas d'accident grave. Vous pouvez trouver l'un de ces documents sur le site du ministère de la Santé, sur celui de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité, ou vous pouvez directement le rédiger de votre main sur une feuille vierge. Il s'agit de ce que l'on appelle des directives anticipées. Ce document vous permet de choisir, en cas de mort cérébrale, ou autres états irrémédiables, si vous souhaitez que l'on continue, ou non, les traitements. 

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Le président de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité, Jean-Luc Romero, s'est exprimé concernant la valeur de ce document. Des propos relayés par nos confrères de 20 minutes : "Quand le médecin des urgences vous soigne, il ne connaît pas votre avis ni votre conviction. Si le médecin trouve qu’elles (les directives) sont "manifestement inappropriées", il ne sera pas obligé de les appliquer. C’est extrêmement important de le faire pour éviter à terme des histoires comme celle de la famille Lambert". 

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